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"Quand
je décidais de v’nir à Malans oh je v’nais
quoi, une fois tout les deux mois, mais j’aimais bien y
déscendre. Depuis Amancey je f’sais , un
kilomètre et demi sur la plaine, et déjà
j’apercevais Malans. Y valait mieux descendre la côte que
la remonter...
Le temps où l'on prenait son temps...
"Quand
je décidais de v’nir à Malans oh je v’nais
quoi, une fois tout les deux
mois, mais j’aimais bien y descendre. Depuis Amancey je
f’sais, un kilomètre et
demi sur la plaine et déjà j’apercevais Malans. Y
valait mieux descendre la
côte que la remonter...Si c'était beau quand le temps
était clair. On voyait
tout le coteau des vignes bien entretenues sous la roche à
droite, des fois
certains travaillaient déjà, hé oui Les gens
partaient travailler de bonne heure..
Pis là bas en face, c'est Crimont qui domine le village. Au pied
de la colline,
c'est le val d'Anchet, là en contrebas. Le clocher
sonnait, si j'voulais
voir du monde à Malans fallait pas traîner. Je
commençais donc à descendre en
direction de Malans. Je prenais un petit sentier, oh il était
bien marqué y
avait du passage, les gens l’appelait « le chemin du
facteur ». Je
traversais les friches puis j’arrivais à
l’entrée du village, vers l’église.
Les rues étaient bien plus étroites
qu’aujourd’hui, déjà y avait la soue à
cochon de chez Marcel Parrod (actuellement chez Mélot), qui
aujourd’hui a disparu mais c’était la
première chose
que l’on apercevait quand on arrivait.
J’aimais v’nir à Malans, les
gens y étaient simples, et tellement accueillants, quand on passait dans le
village, les gens sortaient sur leur pas de porte, et disaient : «
ben ça fait longtemps qu'on vous à pas vu, entrez donc cinq minutes, boire un
jus ! » faut dire que j'étais bien content d'pouvoir discuter un peu
avec eux..."
( Propos receuillis par un habitant d'Amancey, d'un âge... certain)
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